Ce nombre fait tourner la tête mais illustre une certaine motivation des opérateurs chinois à envahir l’orbite basse. Reste à savoir combien de ces satellites vont réellement voler.
Après une année 2024 plutôt transitoire, l'année 2025 a été plus riche que jamais. Sans vouloir être exhaustif, on peut résumer en quelques chiffres clés le choc de 2025 dans l’écosystème.
Dans la nuit du 22 au 23 décembre, la fusée réutilisable Long March 12A de la CASC a réussi son premier vol mais on n’a pas réussi à récupérer le premier étage. Cette étape était attendue depuis longtemps de la part de l’Etat chinois.
L’US Space Force et le Commandement de l’Espace de l’Armée de l’Air et de l’Espace ont annoncé le 14 décembre le succès de leur seconde manœuvre conjointe de proximité dans le cadre de l’opération Olympic Defender.
Ce premier envol marque une nouvelle étape dans le développement du drone que la Chine pourrait utiliser pour des missions de renseignement ou de frappe, mais aussi exporter.
Le 4 décembre, alors qu’Emmanuel Macron est en visite officielle en Chine, le constructeur européen a annoncé avoir signé un partenariat stratégique avec le réseau G60 de télécommunications depuis l'orbite basse, soutenu par Shanghai.
C’est une première dans le spatial chinois. Deux satellites de démonstration technologique ont réalisé des manœuvres de proximité, puis se sont amarrés l’un à l’autre pour réaliser un transfert de carburant. C’est une nouvelle performance pour le spatial chinois qui ouvre plein de perspectives.
Dans la nuit du 2 au 3 décembre, une fusée réutilisable Zhuque-3 de Landspace a décollé depuis le site de Jiuquan. Le vol est un succès à l’exception de la tentative de récupération du premier étage. Ce vol historique montre que le spatial privé chinois a passé la cinquième.
La start-up chinoise Space Transportation a dévoilé un clip indiquant sa nouvelle vision stratégique. Elle souhaite passer de l’industrie spatiale à l’industrie de défense avec le développement de missiles hypersoniques. Mais le clip propose le Japon comme cible… Communication erratique ou assumée ? C’est la première fois qu’une entreprise du New Space chinois prend ouvertement parti.