Moyen-Orient : un premier soldat français tué par un drone iranien
Moyen-Orient : un premier soldat français tué par un drone iranien

publié le 13 mars 2026 à 09:21

423 mots

Moyen-Orient : un premier soldat français tué par un drone iranien

L’adjudant-chef Arnaud Frion est le premier mort français de la guerre au Moyen-Orient. Une frappe iranienne à Erbil (Irak) a touché six autres militaires français, dont trois très sérieusement. Leur vie ne serait plus en danger.


L'adjudant-chef Arnaud Frion a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi par l'explosion de plusieurs drones iraniens sur la base d'Erbil (Kurdistan irakien). Une analyse fine des débris de l’engin reste à faire mais sa provenance iranienne est quasi-certaine. Six autres militaires ont été touchés dont trois sérieusement. Si leur état pouvait être inquiétant dans la nuit, il ne l'est plus ce matin.

Une évacuation va être nécessaire : l'Armée de l'air et de l'espace dispose des meilleures capacités en la matière, avec des Falcon 900 dotés d'un kit EVS fourni par Dassault Aviation, et des kits Morphée utilisables sur les Phenix, pour une dizaine de patients couchés, sous scope et ventilés.

La mort de l'adjudant-chef a été donnée dans la nuit, avec son nom, par le chef de l'État Emmanuel Macron comme c'est la tradition pour les morts en opérations. Le sous-officier appartenait au 7e bataillon de chasseurs alpins (BCA), comme apparemment les trois autres blessés graves, et il opérait au sein d'une mission de formation au contre-terrorisme, la Task force Narvik. C'est la première fois que cette mission est évoquée dans cette région du Kurdistan irakien, alors que la France dit effectuer cette mission à Bagdad. Mais Narvik est une mission itinérante, historiquement faite par des unités descendantes de la bataille de Narvik (1940), initialement les troupes de montagne et de la 13e DBLE. En outre, le fait que cette task force stationnait historiquement - comme la task force Lamassu, plus importante et plus généraliste - sur des bases américaines l'a rendue plus exposée depuis le 1er mars.

Le tir de la nuit a généré six blessés au total, et a endommagé aussi un ou plusieurs hélicoptères. Des images d'un hélicoptère en train de brûler étaient visibles dès hier. Cet hélicoptère ne serait pas français mais à ce stade l'EMA n'a pas livré d'éléments sur ce sujet. Dans cette zone opèrent des troupes françaises mais aussi américaines, allemandes, italiennes, américaines.

Un groupe terroriste irakien, manifestement inspiré par le pouvoir iranien, a également menacé la France de représailles pour l'engagement du groupe aéronaval dans le golfe Persique (ce qui est loin d'être une réalité pour l'instant). Cette annonce, guère surprenante, devrait encore renforcer les mesures de sécurité dans la région, mais également en France.

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13/03/2026 09:21
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Moyen-Orient : un premier soldat français tué par un drone iranien

L’adjudant-chef Arnaud Frion est le premier mort français de la guerre au Moyen-Orient. Une frappe iranienne à Erbil (Irak) a touché six autres militaires français, dont trois très sérieusement. Leur vie ne serait plus en danger.

Moyen-Orient : un premier soldat français tué par un drone iranien
Moyen-Orient : un premier soldat français tué par un drone iranien

L'adjudant-chef Arnaud Frion a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi par l'explosion de plusieurs drones iraniens sur la base d'Erbil (Kurdistan irakien). Une analyse fine des débris de l’engin reste à faire mais sa provenance iranienne est quasi-certaine. Six autres militaires ont été touchés dont trois sérieusement. Si leur état pouvait être inquiétant dans la nuit, il ne l'est plus ce matin.

Une évacuation va être nécessaire : l'Armée de l'air et de l'espace dispose des meilleures capacités en la matière, avec des Falcon 900 dotés d'un kit EVS fourni par Dassault Aviation, et des kits Morphée utilisables sur les Phenix, pour une dizaine de patients couchés, sous scope et ventilés.

La mort de l'adjudant-chef a été donnée dans la nuit, avec son nom, par le chef de l'État Emmanuel Macron comme c'est la tradition pour les morts en opérations. Le sous-officier appartenait au 7e bataillon de chasseurs alpins (BCA), comme apparemment les trois autres blessés graves, et il opérait au sein d'une mission de formation au contre-terrorisme, la Task force Narvik. C'est la première fois que cette mission est évoquée dans cette région du Kurdistan irakien, alors que la France dit effectuer cette mission à Bagdad. Mais Narvik est une mission itinérante, historiquement faite par des unités descendantes de la bataille de Narvik (1940), initialement les troupes de montagne et de la 13e DBLE. En outre, le fait que cette task force stationnait historiquement - comme la task force Lamassu, plus importante et plus généraliste - sur des bases américaines l'a rendue plus exposée depuis le 1er mars.

Le tir de la nuit a généré six blessés au total, et a endommagé aussi un ou plusieurs hélicoptères. Des images d'un hélicoptère en train de brûler étaient visibles dès hier. Cet hélicoptère ne serait pas français mais à ce stade l'EMA n'a pas livré d'éléments sur ce sujet. Dans cette zone opèrent des troupes françaises mais aussi américaines, allemandes, italiennes, américaines.

Un groupe terroriste irakien, manifestement inspiré par le pouvoir iranien, a également menacé la France de représailles pour l'engagement du groupe aéronaval dans le golfe Persique (ce qui est loin d'être une réalité pour l'instant). Cette annonce, guère surprenante, devrait encore renforcer les mesures de sécurité dans la région, mais également en France.



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